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Helmut Lang
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Helmut Lang est un créateur de mode autrichien pour hommes et femmes, né à Vienne en 1956, où il ouvre une boutique en 1986.

Contents


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Biographie

Helmut Lang est d'abord banquiercite-ref-palomo-lovinskipa1152-1-0[1]. Autodidacte, il débute la mode à Vienne à l'âge de 23 anscite-ref-pr-2-0[2] avant d'ouvrir sa première boutique vendant ses propres créationscite-ref-palomo-lovinskipa1152-1-1[1]. Il présente sa première collection en 1986 puis sa marquecite-ref-palomo-lovinskipa1152-1-2[1]. Pour sa collection printemps-été 1991, il présente des robes en papier, jetables ; deux ans plus tard, il montre un costume masculin en cuir synthétique changeant de couleurs en fonction de la température corporellecite-ref-bruna-3-0[3]. Chose rare pour une entreprise de mode, il quitte Paris et part à New York en 1997 où il rencontre un grand succès commercialcite-ref-pr-2-1[2]cite-ref-menk-stee-4-0[4]. L'année suivante, abandonnant le principe des semaines de la mode, il devient précurseur dans certains domaines, comme diffuser ses défilés exclusivement sur internet (collection 1998), faire de la publicité dans National Geographiccite-ref-palomo-lovinskipa1153-5-0[5] et Artforumcite-ref-menk-stee-4-1[4], ou collaborer avec des artistescite-ref-lexp-6-0[6]. Durant sa carrière, il collabore avec les artistes Jenny Holzer ou Louise Bourgeoiscite-ref-pr-2-2[2]. En 1999, audacieux, il présente sa collection en avance du calendrier officiel, améliorant ainsi sa visibilitécite-ref-menk-stee-4-2[4].

Cette même année 1999, il vend 51 % de sa société au Prada Group afin de se focaliser uniquement sur la création de ses vêtementscite-ref-palomo-lovinskipa1153-5-1[5]. Sa maison souffrira de la volonté de ce dernier de concentrer ses activités sur les seules marques Prada et Miu Miu. En décembre 2004, Prada annonce qu'il n'y aura plus de « Séances de Travail » masculine. Entre-temps, les présentations des collections retournent à Pariscite-ref-palomo-lovinskipa1153-5-2[5]. Helmut Lang quitte l'entreprise qu'il a fondée en 2005cite-ref-menk-stee-4-3[4]. Les boutiques fermeront une à une, dont son flagship du Faubourg St Honoré. En mars 2006, Prada vend la marque Helmut Lang, un mois après Jil Sander, au holding japonais Link Theorycite-ref-lexp-6-1[6]. Bien que ce dernier ait annoncé que Helmut Lang était libre de revenir dessiner ses collections, celui-ci ne s'est pas, depuis lors, manifesté.

Il a totalement disparu du paysage de la mode, se consacrant à la sculpturecite-ref-lexp-6-2[6]. La direction artistique est confiée en 2006 au couple Nicole et Michael Colovoscite-ref-palomo-lovinskipa1153-5-3[5]. Malgré tout, le directeur de la marque, Andrew Rosen, tente de relancer celle-ci en 2016 et embauche pour cela Isabella Burley, du magazine britannique Dazedcite-ref-lexp-6-3[6]. Celle-ci conçoit des collections capsules avec plusieurs créateurs, comme celle remarquée de Shayne Oliver, directeur artistique pour la marque new-yorkaise Hood By Air (en)cite-ref-lexp-6-4[6]cite-ref-7[7]cite-ref-8[8].

Influences

C'est en pionnier de la mode qu'il fera défiler hommes et femmes ensemble sur les podiums (durant ses « Séances de Travail » discrètes et prisées). Helmut Lang est également l'un des premiers à créer des vêtements d'apparence androgyne (ou plus exactement asexués) qui influenceront bon nombre de créateurs a posteriori, devenant dans les décennies suivantes une référencecite-ref-lexp-6-5[6]. Réputé pour soigner les détails, il utilise les matières métalliques, créé des vêtements à partir d'accessoires de modecite-ref-lexp-6-6[6] et autres matières non conventionnellescite-ref-bruna-3-1[3]. Il utilise une palette extrêmement réduite de teintes, beige, blanc ou noircite-ref-palomo-lovinskipa1152-1-3[1]. Il est aussi connu comme étant l'initiateur de la tendance des jeans « travaillés » (il les couvrira de jets de peinture, ou les enduiracite-ref-lexp-6-7[6]). Avec une mode « austère »cite-ref-bruna-3-2[3], des silhouettes très simples, il est alors une figure de proue du minimalismecite-ref-styles-3255-9-0[9]cite-ref-pr-2-3[2]cite-ref-menk-stee-4-4[4]cite-ref-10[10], du modernisme, et du « non-logo » émanant du mouvement Anti-fashion du début des années 1990 : il reste d'ailleurs un créateur « culte » de cette époque, représentatif de diverses tendancescite-ref-lexp-6-8[6]. Pour le côté conceptuel de ses créations, il est parfois comparé aux créateurs japonais Yohji Yamamoto ou Rei Kawakubo, bien qu'il réalise une mode plus facile à portercite-ref-pr-2-4[2] et sans réel point commun stylistiquecite-ref-palomo-lovinskipa1152-1-4[1].

Notes et références

cite-note-palomo-lovinskipa1152-11. Palomo-Lovinski, p. 152.
cite-note-pr-22. design-museumreed2013design-museumpaula-reed2013(en) Design Museum et Paula Reed, Fifty fashon looks that changed the 1990s, Londres, Conran Octopus, coll. « Fifty Fashion Looks », octobre 2013, 112 p. (ISBN 978-1-84091-627-0), « Helmut Lang - Ice-cool minimalism », p. 84 à 85
cite-note-bruna-33. b18Denis Bruna (dir.), Chloé Demey (dir.), Astrid Castres, Pierre-Jean Desemerie, Sophie Lemahieu, Anne-Cécile Moheng et Bastien Salva, Histoire des modes et du vêtement : du Moyen Âge au XXIe siècle, Paris, Éditions Textuel, novembre 2018, 503 p. (ISBN 978-2-84597-699-3), « Exubérance et sobriété dans les années 1990 », p. 440
cite-note-menk-stee-44. steelemenkes2013valerie-steelesuzy-menkes2013(mul) Valerie Steele et Suzy Menkes, Fashion Designer A-Z, Taschen, 2013, 654 p. (ISBN 978-3836543026, présentation en ligne), « Helmut Lang », p. 354 à 359
cite-note-palomo-lovinskipa1153-55. Palomo-Lovinski, p. 153.
cite-note-lexp-66. beghin2017claire-beghin2017Claire Beghin, « Helmut Lang après Helmut », L'Express diX, no supplément à L'Express,‎ 18 octobre 2017, p. 40 à 42
cite-note-77. thoreau2017chlo-thoreau2017Chloé Thoreau, « Hood by Air ferme (temporairement) ses portes », Les Inrockuptibles,‎ 7 avril 2017 (lire en ligne, consulté le 17 octobre 2020).
cite-note-88. blanc2017emeline-blanc2017Emeline Blanc, « Shayne Oliver, le créateur de Hood by Air, crée une collection spéciale pour Helmut Lang », sur vogue.fr, Vogue Paris, 13 mars 2017 (consulté le 17 octobre 2020).
cite-note-styles-3255-99. pleeck2013catherine-pleeck2013Catherine Pleeck, « Le retour des années 1990 », L'Express Styles, Groupe Express, no 3255,‎ 20 novembre 2013, p. 50 à 53 « […] la réinterprétation [des années 2010] est moins extrémiste que la version originale, celle de Helmut Lang, le pape du vêtement minimaliste, ou des Belges et des Japonais, qui révolutionnaient la sphère fashion à grands coups de looks architecturés. »
cite-note-1010. le-corre2022mathilde-le-corre2022Mathilde Le Corre, « Paris-Tokyo-Paris : correspondances dans la mode : Une reconnaissance tardive », dans Philippe Poirrier, Mode, design et graphisme en France, Gand, Les Arts décoratifs, 2022 (ISBN 978-2383140030), p. 191

Voir aussi

Bibliographie

• pa1Noël Palomo-Lovinski (trad. Lise-Éliane Pomier), Les plus grands créateurs de mode : de Coco Chanel à Jean Paul Gaultier, Paris, Eyrolles, 2011, 192 p. (ISBN 978-2-212-55178-5, BNF 42523403), « Helmut Lang », p. 152 à 153.

Articles connexes

Fashion ! reportage dont la seconde partie aborde l'influence d'Helmut Lang dans le mouvement « antifashion » et minimaliste des années 1990.

Liens externes

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